Rendez-vous en terre pas si inconnue

Mardi 19 mars, l’émission « Rendez-vous en terre inconnue » avec Frédéric Lopez a refait surface sur la planète tv en laissant d’ailleurs la place à son nouveau compatriote Raphaël de Casabianca.
Le voyage de Frank Gastambide se déroule sur les contreforts de l’Himalaya à la rencontre du peuple nomade les « Van Gujjar ». Ce sont des éleveurs de buffles qui pratiquent la transhumance. Ils représentent 0,03% de la population, soit une minorité notable.

Les Van Gujjar sont des éleveurs nomades qui ont une relation très particulière avec leurs animaux : ils vivent en osmose avec eux, ce sont presque des membres à part entière de leurs familles. La vache est d’ailleurs un animal sacré en Inde.
Vous allez vous demandez pourquoi je vous raconte tous ça. Cela n’a rien avoir avec le Blanc Bleu Belge.
Je vous parle de ce reportage car en analysant un peu celui-ci, on peut se rendre compte que même à des milliers de kilomètres de nous, il y a des éleveurs qui rencontrent des difficultés et doivent mener des combats pour perpétuer leurs activités, ce qu’ils ont reçu de leurs pairs.
Ils doivent faire face à un nouveau monde qui n’incluent pas ces populations minoritaires dans leurs plans pour l’urbanisation et le progrès.

Leurs métiers d’éleveurs se transmet de génération en génération. Les enfants grandissent dans ce milieu, parmi les buffles. Même si leurs parents souhaitent qu’ils fassent des études pour avoir une « vie meilleure », ils reviendront sans doute un jour à la terre, à leur racine.
Les anciens ont peur de l’avenir et des nouvelles lois du gouvernement qui vont faire en sorte que leurs peuples et ses coutumes disparaissent.

Les Van Gujjar sont si loin de nous et pourtant, ils n’ont jamais été aussi proches. Nous aussi, éleveurs, nous nous sentons persécutés et humiliés régulièrement sans raison notable (si ce n’est le pouvoir des lobbys). Nous souhaitons juste vivre décemment de notre activité. Nous ne demandons pas la lune. Vous trouvez que ce qui leur arrive est injuste ? Pourtant notre sort vous est indifférent.

« On les aime nos bufflonnes, sans elles on ne serait rien, c’est toute notre vie. »

L’intégralité du reportage est disponible ici.



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