PROMOTION VIANDE

La planète a besoin de plus d’élevage, pas de plus de soja

21/09/2020

Article rédigé par Seth Itzkan et traduit par le site mythevegetarien.wordpress.com

Du caractère fallacieux de l’injonction générale à manger moins de viande.

« Traduction de cet article de Seth Itzkan, le co-fondateur de l’association Soil4climate.

Ce qui est terriblement insidieux dans l’idée qu’il faudrait « manger moins de viande« , c’est que cette injonction permanente véhicule l’idée implicite que la viande est mauvaise (alors que, bien sûr, elle ne l’est pas). La conséquence étant que tout naturellement les choix du consommateur mal averti se reporte vers des succédanés de fausse viande, de soja OGM et son corollaire :  l’appauvrissement des sols au détriment de solutions alternatives,  régénératrices et nutritionnellement supérieures que sont le bœuf et les produits laitiers. Ces « alternatives animales » sont pourtant les éléments essentiels dans le cadre d’une démarche pour améliorer la structure des sols, d’y capter du carbone,  afin de revitaliser les écosystèmes de pâturage et en bout de chaîne dans l’assiette du consommateur. Ce que Burger King, et d’autres franchises, devraient faire, au lieu de transporter des cargos d’Aliments Impossibles (substitut de viande), c’est d’insister pour que chaque région s’approvisionne en au moins 10 % de ses viandes localement et via une production écologiquement restauratrice des sols. Cela donnerait un coup de fouet à la révolution alimentaire qui est un rouage incontournable du défi contemporain que représente le changement climatique.

myvegetarien.com

Regardons y de plus près. La viande, nous le savons, est la nourriture la plus saine sur terre, et il n’y aurait pas eu d’évolution humaine ni de pensée élaborée sans que nos ancêtres en aient consommé. Et, bien sûr, il n’y aurait pas non plus de sol riche en carbone sur les deux tiers de la surface terrestre de la planète qui dépend de l’activité des ruminants. Les mensonges déplacés qui font honte à la chair animale permettent la promulgation d’obscènes Franken-aliments comme l’Impossible Burger. Ces aberrations de la sensibilité culinaire sont en plein boum, et cet engouement n’est pas près de diminuer notre dépendance au soja. Ces « alternatives capitalistico-vertes » incarnent en outre la richesse générée par ce que nous mangeons comme un capital juteux détenu dans les mains de quelques entrepreneurs de technologie de pointe, qui, comme des vautours des affaires, utilisent des arguments fallacieux pour nous vendre de la « viande de laboratoire « un simple véhicule de capitalisation de la propriété intellectuelle. Ce qui compte pour ces marchands de faux, ce sont les brevets, et non la qualité intrinsèque des produits.

 14 brevets dans chaque bouchée de viande de synthèse. Miam, un véritable trésor de guerre de plus de deux milliards de dollars selon les dernières estimations. Si un tel budget était alloué au pâturage régénérateur, nous pourrions mettre fin à la faim et à la désertification en Afrique.

Le pâturage planifié de façon holistique au Zimbabwe – construire le sol, inverser la désertification, séquestrer le carbone du sol. Photo Copyright Seth J. Itzkan

Le vrai problème c’est le soja et le maïs utilisés dans les élevages concentrationnaires (Note du mythe : CAFO : ce type d’élevage… n’existe pas en France ni en Belgique!) . Lorsque l’accent est mis sur le sol, c’est évident, nous avons en fait besoin de beaucoup plus d’animaux !  De grandes régions du pays, comme pratiquement tout l’État de l’Iowa, qui pratiquent la culture céréalière annuelle, devraient être reconverties en prairie à herbes hautes avec pâturage. Lorsque le citoyen moyen comprendra cela, et lorsqu’il y aura des marchés du carbone pour récompenser la réduction des émissions, ce débat sera caduque. Les viandes nourries au pâturage seront concurrentielles sur le plan des coûts par rapport aux viande issues d’élevage concentrationnaires, tout comme l’énergie solaire est maintenant concurrentielle par rapport aux combustibles fossiles. On n’entend pas les gens réclamer d’employer « moins d’énergie ». Vous les entendez revendiquer des « énergies propres », ou encore des « énergies renouvelables ». Cette même logique sera appliquée à la viande, non pas « moins », mais « mieux ».« 

1 Commentaire

  • Reply
    Pourquoi
    21/09/2020 at 13:52

    J’avais oublié que la seule alternative à l’élevage c’est le soja, bête que nous sommes..
    j’adore critiquer les arguments fallacieux des vilains vegans en lisant un article basé exclusivement sur un argument fallacieux… (Pour ceux qui n’ont pas suivi c’est une fausse dichotomie)

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