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Génomique : une nouvelle ère s’ouvre pour le Blanc Bleu Belge

07/01/2021

L’awé groupe vient de publier les premiers index génomiques en race Blanc-Bleu Belge, après plusieurs années de recherche. C’est maintenant une nouvelle ère qui débute pour les éleveurs. Grâce à la sélection génomique, ils pourront à l’avenir avoir recours à des critères de sélection comme la santé, l’efficience alimentaire, la durabilité et de manière générale, tout ce qui touche à la fonctionnalité des animaux. C’est une réelle innovation de rupture dans le monde du BBB : il y a eu un avant et il y aura un après.

La sélection génomique consiste à utiliser l’information contenue dans l’ADN d’un animal (son génotype) en plus de ses performances et de celles de ses apparentés (c’est-à-dire les phénotypes) et de sa généalogie (autrement dit le pedigree). Les index génomiques sont donc calculés sur base de ces 3 informations. Grâce à la sélection génomique, on peut estimer le potentiel génétique d’un animal dès son plus jeune âge, avec une meilleure précision qu’en sélection « classique » (ou polygénique).

Quels sont ses avantages ?

  • Gain de temps : les index génomiques permettent d’avoir une estimation fiable du potentiel génétique d’un animal dès sa naissance. On ne doit plus attendre qu’il ait des performances propres ou des descendants qui ont eux-mêmes des performances!
  • Amélioration de la fiabilité : les index sont estimés avec plus de précision, et ce plus rapidement. On peut donc mieux choisir les jeunes animaux à privilégier, par exemple les jeunes mâles pour l’insémination.
  • Meilleure rentabilité : de par le gain de temps non négligeable dans un schéma de sélection, avec des index plus fiables et donc plus de sécurité dans les accouplements, la rentabilité de l’élevage s’en trouve indéniablement améliorée.

Pour quels critères ?

Ces nouvelles évaluations concernent à la fois les taureaux d’insémination et les femelles. Dans un premier temps, tous les critères habituels de l’évaluation polygénique (taille, conformation, poids carcasse, …) vont passer à l’ère génomique. En parallèle, des travaux, déjà très prometteurs, sont en cours sur des critères tels que la fertilité des femelles et la fertilité des mâles, l’efficacité alimentaire, la croissance au sevrage ainsi que le potentiel laitier. Ces critères faciliteront le quotidien des éleveurs dans leurs choix d’accouplement, de tri, de caractérisation précoce de la valeur de leurs animaux, …

Le fruit d’un travail d’équipe

Le projet de sélection génomique a été lancé en 2011 et a nécessité des efforts importants tant humains que financiers, pour permettre l’implémentation de cette technologie. Ce projet, soutenu par Inovéo, est le fruit d’un trio wallon à la pointe : la Faculté de Médecine Vétérinaire de l’Université de Liège, Gembloux Agro-Bio Tech et l’awé groupe. Mais à ce projet, ce sont également pas moins de 70 fermes pilotes qui ont collaboré ! C’est donc une longue mobilisation dans laquelle se sont impliquées de nombreuses personnes qui portent aujourd’hui ses fruits avec d’autres critères qui verront le jour dès 2021.

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